samedi 28 mars 2020

2020

Janvier : peinture dans la maison d'amis : il pleut, il pleut... Pas d'éclaircies. je peins le début de la floraison des mimosas, puis celle  des magnolias. Il n'y a pas beaucoup de lumière dans la pièce, avec ces journées courtes. 

2019, après l'été


Septembre déjà. Je peinds sous le grand chêne liège. J'ai du mal à sortir de l'illustration ou du schéma. Et uis bientôt la patouille s'installe. Je rajoute quelque chose, je couvre... mais il ne se passe rien. 


Un peu la même chose pour celui là... 



Alors je décide de changer, de refaire des gammes et me voilà devant un splendidehortensia, un peu fatigué par l'été. Sa générosité, sa fatigue, sa vivacité pourtant m'enchantent. Là il faut du respect pour un si beau sujet. Cela freine la patouille.Cette grande toile 100F m'a offert de beaux moments dans la lumière de cette fin d'été.


 . L'hortensia entre temps a séché, rouillé, il serait encore tellement beau à peindre, mais il pleut, il pleut... et c'est entre deux arverses que je continue en décembre avec ce diptyque:


Et puis, plouf, je tombe dans mon trou.
Fini la peinture pour 2019 !




mercredi 29 janvier 2020

2019

 et encore des herbes,
des herbes et des arbres,

des arbres


des herbes

2018

Des herbes, des herbes, des herbes.





lundi 15 janvier 2018

Un an après

Un an est passé déjà depuis mon dernier post...

au printemps j'ai peint des herbes.
L'été, comme la cigale je n'ai rien fait.
à l'automne j'ai peint la forêt.

Après quelques travaux lourds et pateux, celui-ci s'était retrouvé sur une toile de belle dimension  :-)  

et donc j'ai cherché à faire une série. Ce n'est pas évident, quoique tout le monde puisse en dire : " tu devrais en refaire des comme ça", "continue à travailler comme ça" .  Mais comment faire tout en restant vrai ?

Il y a eu celui-ci, 













Celle-ci est grande, elle a eu quelques aventures, même un coup de ponçage qui lui a redonné une jeunesse à un moment où elle s'était empâtée :






Devant les mines pas si enthousiastes de la joyeuse Laurence, j'ai décidé de m'amuser avec la couleur. Et puis les pampilos étaient de retour dans les champs. Les pampilos, ce sont des marguerites jaunes qui inondent les prés au mois d'avril. Alors je me suis donnée une chance avec eux et me suis amusée, mais étais-je dans ma vérité ? non. Je me suis amusée à faire semblant. Pas vilain, le résultat, mais ce n'est pas ça. C'est un grand 100 figures, assez spectaculaire mais ce n'est pas ça. Bon, il est effectivement joyeux.

Alors j'ai voulu retrouver les herbes, et je les ai cherchées et un peu retrouvées sur mes pinceaux, mais ce n'est toujours pas vraiment ce que je veux faire. J'ai beaucoup travaillé pourtant. Allez, Noelle, arrête de te lamenter, il n'est pas si mal... "mais ce n'est pas ce que je veux faire..."






Le prochain chapitre, ce sera la même histoire bien sûr, mais avec la forêt, et en automne.

Mai quelle horreur ce programme Blogger, il n'a pas été amélioré depuis 10ans et on ne peut rien caler, les caractères se fichent de la police et les images se balladent dans tous les sens. Horrible.



mercredi 28 décembre 2016

Automne, recherche

j'ai travaillé, travaillé, mais rien n'est sorti des herbes. 
Je n'arrive même pas à travailler dans la continuité de mon travail de juin. 
Premier travail poubellé.

Deuxième travail qui commence



Je m'arrête là, mais ce n'est pas ce que je voulais faire :




troisième, non photographié, à poubeller.
quatrième : pas trouvé la solution.




Faire ses gammes

Je vais à l'académie de la Grande Chaumière comme je ferais mes gammes si j'étais musicienne. Enfin je ne sais pas car je ne joue pas de musique ou si peu qu'en fait je ne sais pas vraiment ce que c'est que "faire ses gammes".

alors voilà plutôt : je vais à la grande Chaumière de temps en temps pour :
- forcer la main à faire autre chose que ce qu'elle ferait si on la laissait travailler toute seule, car ce qui existe est beaucoup plus riche formellement que ce dont on se souvient. 
- pour l’œil c'est le même topo.
- essayer de me remettre en mémoire les quelques principes qui m'ont permis de progresser au tout début de mes cours :
                   . avoir une variété de tonalité de gris
                   . avoir une répartition des clairs et des foncés qui aie une présence sur le papier            indépendamment du sujet
                   . varier le trait, avoir un trait ou une qualité de trait qui existe indépendamment du sujet, lui aussi. 
- être dans la dimension humaine. Plus facile quand on a un nu que quand on a un manteau, ou une nature morte (et pourtant c'est de cela qu'il s'agit), ou un paysage (et pourtant c'est aussi de cela qu'il s'agit).
- être hors du monde pendant 4 heures, un peu comme en randonnée. Être ce modèle que l'on essaie de capter.

La ressemblance n'est pas un but en soi. Elle n'existera que si l’œil a vraiment travaillé et si la main a suivi.

Cette fois-ci, le modèle est une pauvre femme, très quelconque, qui renvoie à une humanité assez sommaire. Elle veut bien faire, être le modèle, odalisque. La main travaille entre rejet du sujet, de la situation, et envie du rendu dont la main est capable. 






Dernière pose, 5 minutes. Elle fait une révérence de danseuse. Dur. Je dessine son visage. 
La feuille est vivante, je suis contente :



Et puis la fois suivante revient un beau modèle...


Mais le meilleur dessin est celui où elle ne l'est pas.

Un peu confus tout ce baratin...

samedi 3 décembre 2016

Été

Début d'été. La maison encore toute tranquille.
Des herbes qui poussent poussent dans l'ombre des oliviers. Le temps s'arrête. Lieu-commun mais juste.
Être au milieu des herbes est comme être au milieu de la mer.
Une toile lancée puis reprise.

Je la revois maintenant.
Je vais signer cette peinture. Elle n'a rien d'extraordinaire, mais pour moi elle est juste. CONTENTE.


lundi 21 novembre 2016

Printemps

C'était le printemps 2016.

En Mars, les tulipiers qui brandissent leurs fleurs dans le ciel, en un élan d'allégresse .


En avril, l'éclosion des feuilles de chênes, au dessus de ma tête, et le soleil qui s'amuse à jouer de leur transparence. J'ai enfin la sensation de rentrer dans un travail vraiment pictural.

Eh oui rien de moins qu'un tryptique :


et un 80F qui entre labeur et déclics a fini par gagner sa signature.

vendredi 11 novembre 2016

Au 100.

Je passe enfin la porte de l'atelier du 100e, où je retrouve les copines de la rue de Pontoise, Claire, Manaz, Françoise, Catherine...
Pas de modèle, pas de paysage, un bout de mur devant soi et, quelle chance, beaucoup d'espace dans le dos pour pouvoir reculer reculer et même se ballader afin de retrouver un peu de fraicheur de regard....
Pas de professeur, pas de méthode, pas de juge, pas de sujet, pas d´horaires,
Un bac en plastique pour ranger tout le matériel et laisser la place pour les autres, quand la tête n'arrive plus à guider l'oeil ou l'oeil à guider la main.
L'acrylique. Un peu déconcertant mais pas tant que cela.
Finalement, après quelques errances dans le paysage, c'est sur de grands nus que mes pinceaux se retrouvent, je fais ça :


jeudi 10 mars 2016

Printemps

Après maints détours d'été autour des agapanthes, puis détours d'hiver du côté des nus, me revoici en face des tulipiers, signes avant-coureurs du printemps. Ils élancent leur fleurs pleines de grâce et de lumière dans un ciel souvent gris, parfois éclatant de bleu, devant des branchages dépouillés ou les tas de bois et de broussailles de l'hiver.
Ils interpellent l'oeil et la main essaie de suivre

 


 

mardi 3 mars 2015

Croquis, nus

Infinie variété des postures humaines et des états d'âme qui les soutendent.
À l'atelier, le modèle est souverain de sa pose, personne ne le guide, ne fait de commentaire, ne rectifie quoi que ce soit, ne propose de thème à la pose: le modèle décide seul de sa pose, souvent de façon déterminée, inspiré par on ne sait trop quoi, et au dessinateur de caler son crayon et son inspiration pour exprimer quelque chose qui est en lui. Parfois, bof bof, la pause ne touche pas, mais c'est assez rare, il y a presque toujours quelque chose auquel s'accrocher pour que la distance entre le modele et soi-même s'efface.